Annie Griffon fait mousser ses bières à Éculieu

La Fouillouse – Artisanat

Annie Griffon fait mousser ses bières à Éculieu

Avec son mari, Richard, elle vient d’ouvrir une mini-brasserie, qui produit de la Poliacus, le nom de la bière qui sort de leurs cuves.

La grenouille des étangs du Forez trône sur les étiquettes
La grenouille des étangs du Forez trône sur les étiquettes

Annie Griffon n’a ni l’accent belge, ni ch’ti, ni alsacien… Autant de fiefs ancestraux des mousses blanches, brunes ou rousses. Annie est une vraie Stéphanoise, infirmière de profession. Et pourtant, bien épaulée par Richard, son mari, elle vient d’ouvrir une mini-brasserie à Éculieu.

Annie et Richard aiment tous les deux la bière.

« Moi plutôt la blonde ou la blanche, Richard des bières plus corsées. Et quand on voyage, on visite des brasseries. C’est notre truc », sourit-elle.

Un truc qui les a poussés à se lancer dans la réalisation de bières artisanales.

« On n’y connaissait rien, on a appris dans les livres. On a expérimenté des recettes à nous, c’était totalement empirique. Et on faisait goûter aux copains qui les appréciaient. Alors en 2010, on s’est véritablement lancé dans l’aventure, dans notre sous-sol. »

Une première bière à la pêche de vigne

Au début, Annie s’adresse à des sociétés belges pour brasser son divin nectar et lancer sa commercialisation.

« On a essayé une deuxième recette : une bière blanche avec des vraies pêches de vigne. C’était plus difficile, on a alors fait appel à l’institut français de la brasserie et de la malterie, à Nancy, qui nous a bien aidés. Je suis également allée faire un stage dans cet institut pour me perfectionner et apprendre la réglementation. »

Et de détailler :

« Pour faire de la bière, il faut de l’eau : celle d’Éculieu est parfaite. Et comme nous avons un petit faible pour les bières belges, nous achetons le houblon, les céréales maltées, la levure, les épices, et les bouteilles en Belgique. »

Aujourd’hui, le sous-sol des Griffon a des allures de brasserie, mais miniature. Pas de cuves monumentales, pas de tuyauteries qui courent partout.

Annie qui pose devant les cuves de sa brasserie
Annie qui pose devant les cuves de sa brasserie

Un nom en hommage à Pouilly-les-Feurs

« Il faut quatre cuves, pas plus. Les nôtres sont petites mais ça suffit pour notre production. Une pour l’eau, une pour les céréales et l’eau et une autre pour l’ébullition. En fin de cycle (six heures pour une bière blanche), le liquide passe alors dans la cuve à fermentation. Il y restera dix jours. »

En dix jours, la magie a opéré. Le divin nectar, baptisé la Poliacus, peut être mis en bouteilles.

« Poliacus est le nom latin de Pouilly-les-Feurs, lieu de naissance de Richard. La grenouille sur les étiquettes est celle des étangs du Forez », précise-t-elle.

Le résultat de cette alchimie, une véritable passion chez les Griffon, n’est vendu que sur les marchés, notamment ceux de Noël.

« On ne peut pas acheter directement chez nous. Par contre, on peut passer commande par téléphone, et j’assure la livraison. »

Chaque bouteille, quelle que soit la bière, est vendue 2,60 €.

Contact Bières Poliacus. Tél. 06.70.33.67.91.

Georges Picq

Crédit photos : Georges Picq

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